Galerie Périodes

Excursion au Louvre (Paris) | Visite guidée de l’exposition « Figures du Fou »


19 novembre 2024
10h - 14h30

En collaboration avec l’équipe du musée du Louvre, nous vous invitons à explorer la figure fascinante et subversive du fou à travers l’histoire, du Moyen Âge au XIXe siècle.

Une exposition exceptionnelle que vous découvrirez dans des conditions très privilégiées et en toute confidentialité, un jour de fermeture du musée au public.

Quelques détours surprises vous seront proposées en fin de visite…

Cet événement est réservé aux membres du Cercle Louvre-Lens.
Inscription obligatoire.

Nombre de places limité

Pour la bonne organisation de cette rencontre et au regard des contraintes de visite du Louvre, nous sommes obligés de limiter le nombre de participants :
Membre Ami : 1 personne
Membre Compagnon : 2 personnes
Membre Partenaire : 4 personnes
Membre Associé : 5 personnes
Membre Bienfaiteur : 6 personnes
Merci de votre compréhension. Les personnes supplémentaires pourront être inscrites sur liste d’attente.

L’organisation du voyage est à la discrétion des participants.

Déroulé

10h      Accueil au Louvre (Paris)

10h30      Visite guidée de l’exposition

12h15 – 14h     Déjeuner à proximité du Louvre (restaurant à confirmer)

Bosch, Hieronimus Van Aken, Pays-Bas, Musée du Louvre, Département des Peintures

FIGURES DU FOU
16 octobre 2024 – 3 février 2025
Hall Napoléon

Étudiée par l’histoire sociale et culturelle, la fascinante figure du fou, qui faisait partie de la culture visuelle des hommes du Moyen Âge, l’a rarement été du point de vue de l’histoire de l’art : pourtant entre le XIIIe et le milieu du XVIe siècle, la notion de folie a inspiré et stimulé la création artistique, aussi bien dans le domaine de la littérature que dans celui des arts visuels. Cette exposition ambitieuse et stimulante entend aborder la figure typiquement médiévale du fou à travers ses représentations. Elle rassemblera au sein d’un parcours chronologique et thématique plus de 300 œuvres : sculptures, objets d’art (ivoires, coffrets, petits bronzes), médailles, enluminures, dessins, gravures, peintures sur panneau, tapisseries.

Pour le grand public, l’art médiéval est essentiellement religieux. Pourtant, c’est le Moyen Âge qui a donné corps à la figure subversive du fou. Si elle prend ses racines dans la pensée religieuse, elle s’est épanouie dans le monde profane pour devenir à la fin de la période un élément essentiel de la vie sociale urbaine.

Pour l’homme médiéval, la définition du fou est donnée par les Écritures, en particulier le premier vers du psaume 52 : « Dixit insipiens… » (L’insensé a dit en son cœur : « Il n’y a pas de Dieu ! »). La folie est avant tout méconnaissance et absence d’amour pour Dieu. Inversement, il existe aussi des « fous de Dieu », tel saint François. Au XIIIe siècle, la notion est donc inextricablement liée à l’amour et à sa mesure ou démesure, d’abord dans le domaine spirituel, puis dans le domaine terrestre.

Le thème de la folie de l’amour hante les romans de chevalerie (celle d’Yvain, de Perceval, de Lancelot ou de Tristan) et leurs nombreuses représentations, notamment dans les enluminures et les ivoires. Bientôt, le personnage du fou s’immisce entre l’amant et sa dame : il est celui qui dénonce les valeurs courtoises et met l’accent sur le caractère lubrique, voire obscène, de l’amour humain.

De mystique ou de symbolique qu’il était, le fou se « politise » et se « socialise » : au XIVe siècle, le fou de cour devient l’antithèse institutionnalisée de la sagesse royale et sa parole ironique ou critique est acceptée. Une nouvelle iconographie se met en place et on reconnaît le fou à ses attributs : marotte, habit rayé ou mi-parti, capuchon, grelots.

Le XVe siècle est celui de l’expansion formidable de la figure du fou, liée aux fêtes carnavalesques et au folklore. Associé à la critique sociale, le fou sert de véhicule aux idées les plus subversives. Il joue également un rôle dans les tourments de la Réforme : dans ce contexte, le fou c’est l’autre (catholique ou protestant). Au tournant du Moyen Âge et de la Renaissance, sa figure est devenue omniprésente, ainsi que le montre l’art de Bosch puis celui de Bruegel.

A l’époque moderne, la figure du fou institutionnel semble s’effacer progressivement, remplacé dans les cours d’Europe par le bouffon ou le nain. Dès le milieu du siècle des Lumières, la folie prend sa revanche pour apparaître sous d’autres formes, moins contrôlées. L’exposition se conclura par une évocation du regard porté par le XIXe siècle sur le Moyen Âge par le prisme du thème de la folie, mais avec l’éclairage tragique, voire cruel, que lui ont conféré les révolutions politiques et artistiques.

Commissariat : Elisabeth Antoine-König, conservatrice générale au département des Objets d’Art et Pierre-Yves Le Pogam, conservateur général au département des Sculptures, musée du Louvre.

Inscrivez-vous !

Pour tout renseignement complémentaire, merci de contacter :

Florence Ravail
florence.ravail@louvrelens.fr
+33 (0)3 21 18 62 22

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